Addiction aux jeux vidéo
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  • 11 mars 2016

Les jeux vidéo : la bête noire des mamans soucieuses de l’équilibre et de l’éducation de leurs enfants : images violentes, pratique excessive, devoirs négligés… Passer du jeu occasionnel à l’addiction est l’inquiétude de beaucoup de parents. Mais quand faut-il vraiment s’inquiéter ?

ACCRO AUX JEUX VIDEO ?

Tout d’abord, contrairement à ce que pensent beaucoup de parents (surtout les mamans), les jeux vidéo ne sont pas sans intérêt cognitif pour l’adolescent (bien sûr, il est préférable de ne pas les introduire trop tôt : le sport ou les activités en plein air sont toujours préférables).
Cependant, un adolescent attiré par l’informatique peut aussi apprendre beaucoup en jouant à certains jeux : orientation (jeu de piste sur carte virtuelle), version originale en anglais (il est bien connu qu’on apprend toujours mieux en jouant), jeux de stratégie ou de logique… Et il faut avouer que ces jeux sur ordinateur sont bien pratiques par temps de pluie…

La vidéo de Norman sur la question!

« être accro »

Le principal souci est le risque de l’addiction aux jeux vidéo. Il est vrai que les jeux vidéo exercent une séduction assez hypnotique qui peut créer une attirance quasi irrésistible se traduisant par un besoin obsessionnel de s’adonner régulièrement à ces jeux.
Le terme addiction est un peu exagéré car il n’y a pas d’accoutumance d’ordre biologique, bien sûr. Néanmoins, il peut se produire une réelle dépendance psychologique et comportementale.
Certains enfants et adolescents sont plus vulnérables : caractères introvertis, vie sociale et familiale pauvre, désir d’autonomie non réalisé…
Quand faut-il s’inquiéter ? La pratique de ces jeux devient excessive et « pathologique » quand l’usager (plus souvent le garçon, à l’adolescence), y joue pendant des heures tous les jours, ment à ses proches sur son emploi du temps, s’isole de son entourage familial, néglige ses devoirs d’école ou sa vie professionnelle et sociale, oublie de se nourrir et même parfois de se laver. Il existe d’ailleurs un terme très prisé par les jeunes eux-mêmes pour désigner ces « cyber-dépendants » : les « no-life » (pas de vie).
« L’addiction » est donc avérée quand ces critères sont présents : temps passé aux jeux vidéo excessif, exclusif et au détriment des autres activités.
Évidemment, le mieux est de prévenir très tôt l’apparition de ces troubles du comportement en fixant des horaires dès le début ; en accompagnant le jeune dans l’initiation à ces jeux vidéo et si possible en jouant à plusieurs, avec ses amis présents physiquement ; en favorisant les activités extérieures pour garder le contact avec ses relations, en organisant des sorties régulières, par exemple.

Une thérapie ?

Si la vie affective et relationnelle du joueur « accro » est déjà compromise par cette addiction comportementale, sachez qu’il existe des services et organismes médicaux, comme le Centre Médical Marmottan (Paris 17), qui proposent des consultations pour mettre à jour les causes sous-jacentes de la dérive dans la dépendance et permettre une thérapie.

La réponse sera toujours large pour prendre en compte le sujet dans son entourage familial et sociétal. En effet, il n’est pas rare de voir de jeunes adultes sombrer dans cette sorte d’addiction en période de chômage, de retrait social et d’isolement.

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